Et si on se tapait une petite Alien Party ?
Avis aux ufologistes et autres geeks branchés sur la scifi H24.
Deux films où qu’il y a des extraterrestres dedans. L’un est un navet de premier ordre, l’autre un petit bijou. Comme quoi…
![]()
Celui là, en bleu, c’est le navet.
Alors tu vois, c’est l’histoire d’un mec, et bah, il est handicapé, tu vois. Pour un ancien « marine » ça fout les boules. En fait, ce mec, il a vraiment une tête de gentil, alors on sait déjà que c’est vraiment le héros super gentil. Alors on l’envoie sur une achtement belle planète Pandora (chais pas où ils ont été cherché ce nom, la référence reste obscure), pour le faire rentrer dans une machine où qu’il pourra rentrer dans le corps d’un extraterrestre, tu vois, pour parler avec eux, et tout et tout. Sauf que la planète, et ben dessus, y’a des super méchants humains qui veulent rien qu’à voler toutes le super méga minerai qui vaut achtement cher. C’est vraiment des méchants, et ça se voit rien qu’à leur sale gueule. Alors en fait, tu vois, le gentil il va tomber amoureux de la planète et même d’une super belle extraterrestre toute bleu, il va même la baiser (euh, euh). Comme de bien entendu, les extraterrestres ils sont super beaux, parce que si ça avait été des thons, bah la scène d’amour elle aurait été franchement dégueulasse. Ils sont beaux, on voit tout de suite qu’ils sont gentils et qu’ils veulent que protéger leur planète et tout et tout. Mais je te rassure, tout est bien qui finit bien, et le gentil héros et la belle extraterrestre vont pouvoir continuer à niquer.

Celui-là, c’est le bijou. District 9. Une vraie claque.
L’histoire, a priori, laisse songeur. Un vaisseau spatial se gare au-dessus de Johannesbourg (genre « V » en plus épave). Intrigués les autorités finissent par pénétrer dans le bâtiment, et découvrent un véritable charnier. Des centaines de milliers d’ET aux allures de crevettes géantes – sobriquet dont ils seront affublés – dans un état lamentable, entassés et crevant de faim. Mission « humanitaire » : les crevettes sont parquées dans un camp, le District 9.
Le « héros » est un fonctionnaire zélé, naviguant entre l’exécrable et le pathétique, chargé d’organiser le déplacement des crevettes dans un autre camp, plus éloigné de la métropole. Bien sûr, quelque chose ne se passe pas comme prévu, et notre petit homme va accomplir une formidable descente aux enfers.
Ici, les thèmes abordés sont variés et traités avec intelligence. Entre les nombreuses références à l’apartheid, mais aussi à la Shoah (la scène des expérimentations, notamment), se glisse celui de la métamorphose. A mesure que le personnage se transforme physiquement, sort de l’humanité, c’est précisément là que son humanité se révèle. De bourreau, il devient subitement victime, statut qu’il finira par dépasser, par et pour cette humanité.
Neill Blomkamp nous livre ici un film rare, intense. Sa grande force consiste a allier les qualités d’un « blockbuster » - les scènes d’action sont très réussies – qui peuvent faire passer le film pour un simple et efficace divertissement, et une réelle profondeur. La manière de tourner est, elle aussi, originale. Le film mélange le style documentaire, les images d’archive, de caméras de surveillance avec le style « hollywoodien ». Le tout est finalement très cohérent et renforce une immersion dont il est difficile de s’arracher.
Un film à voir, même pour les personnes habituellement réfractaires aux films « de genre ». Ce n’est pas ma femme qui vous dira le contraire.

Oui, d’accord, le deuxième est mieux, donc.
Mais quand même, dans le premier, ils niquent et tout et tout (euh, euh)les schtroumpfs E.T — et peut-être même qu’ils le font en 3D ?
Genre, quoi.
Ouais, mais on voit rien…